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Rétine Médicale Par Dr Julien Gozlan · 09/01/2026 Mis à jour le 10/05/2026
décollement séreux rétinien dans la choriorétinite séreuse centrale CRSC

Choriorétinite séreuse centrale

Dr Julien Gozlan
Dr Julien Gozlan
Chirurgien Ophtalmologiste · Spécialiste Cataracte & Rétine · Paris 16

La choriorétinite séreuse centrale (ou CRSC) est une maladie de la rétine qui touche surtout l’adulte jeune ou d’âge moyen, souvent stressé et parfois sous corticoïdes. Elle se traduit par un petit décollement séreux de la macula, responsable d’une vision floue et déformée. Le Dr Julien Gozlan, chirurgien ophtalmologue à Paris 16, explique les symptômes, le rôle de l’OCT et les traitements de la choriorétinite séreuse centrale.

Qu’est-ce que la choriorétinite séreuse centrale ?

La choriorétinite séreuse centrale est une pathologie de la macula dans laquelle du liquide s’accumule sous la rétine neurosensorielle, créant une petite bulle de décollement séreux au centre du fond d’œil. La macula se soulève légèrement, ce qui perturbe la mise au point des images.

La choriorétinite séreuse centrale touche plus fréquemment les hommes entre 30 et 60 ans, mais peut survenir chez la femme. Elle est le plus souvent unilatérale au début, mais l’autre œil doit être surveillé.

Symptômes de la choriorétinite séreuse centrale

Les symptômes typiques de la choriorétinite séreuse centrale sont :

Ces signes doivent amener à consulter, surtout s’ils surviennent de façon récente, chez un patient stressé ou utilisant des corticoïdes (comprimés, sprays, pommades, injections…).

Comment pose-t-on le diagnostic ?

L’examen du fond d’œil peut montrer un reflet inhabituel ou une zone bombée au niveau de la macula. L’examen clé est l’OCT maculaire, qui met en évidence le décollement séreux de la rétine et permet de mesurer son importance.

Dans certains cas, le bilan est complété par une angiographie au vert d’indocyanine, pour analyser la circulation choroïdienne et rechercher des zones d’hyperperméabilité caractéristiques du « spectre pachychoroïde ». Une angiographie à la fluorescéine peut aussi être réalisée selon le contexte.

Causes et facteurs de risque de la choriorétinite séreuse centrale

La choriorétinite séreuse centrale est liée à une souffrance de la choroïde (couche vasculaire située sous la rétine) et de l’épithélium pigmentaire rétinien, qui laissent passer du liquide sous la macula. Plusieurs facteurs de risque sont connus :

Dans certains cas, aucune cause évidente n’est retrouvée. L’interrogatoire et le bilan visent à repérer les facteurs modifiables, en particulier les corticoïdes, lorsqu’ils ne sont pas indispensables.

Évolution naturelle de la choriorétinite séreuse centrale

Dans de nombreux cas, la choriorétinite séreuse centrale aiguë guérit spontanément en quelques semaines à quelques mois : le liquide se résorbe, la macula se réapplique et la vision s’améliore progressivement. Cependant, il peut persister une légère différence de perception entre les deux yeux.

Certaines formes deviennent chroniques ou récidivantes, avec un liquide qui persiste ou revient plusieurs fois. À long terme, des altérations de l’épithélium pigmentaire et de la rétine peuvent alors entraîner une baisse de vision plus durable, d’où l’importance d’un suivi régulier.

Traitements de la choriorétinite séreuse centrale

Surveillance simple et mesures générales

Lorsque l’acuité visuelle reste correcte et que l’épisode est récent, on propose souvent une simple surveillance, surtout lors d’un premier épisode. L’objectif est d’observer une résorption spontanée du liquide à l’OCT.

En parallèle, le médecin peut recommander :

Traitements ciblés (laser, photothérapie dynamique)

En cas de forme chronique, très gênante ou menaçante pour la vision centrale, des traitements ciblés peuvent être proposés, selon les constatations à l’angiographie et à l’OCT :

Dans certaines situations particulières où des néovaisseaux choroïdiens sont associés, des injections intravitréennes d’anti-VEGF peuvent être discutées.

Suivi et pronostic

Dans la majorité des cas, la choriorétinite séreuse centrale aiguë a un bon pronostic visuel, avec récupération fonctionnelle satisfaisante. Le pronostic est plus réservé en cas de formes chroniques, de récidives multiples ou de lésions anciennes.

Le suivi repose sur des contrôles réguliers avec mesure de l’acuité visuelle et OCT de la macula, afin de vérifier la disparition ou la réapparition du liquide. Le patient est encouragé à surveiller lui-même sa vision (lecture, grille d’Amsler) et à signaler toute déformation nouvelle ou baisse de vision sur l’œil atteint.

Conseils pratiques pour les patients atteints de choriorétinite séreuse centrale

En cas de choriorétinite séreuse centrale, quelques mesures simples peuvent aider à protéger la macula et limiter les récidives :

FAQ : choriorétinite séreuse centrale (CRSC)

La choriorétinite séreuse centrale est-elle une urgence ophtalmologique ?

Le plus souvent, la choriorétinite séreuse centrale n’est pas une urgence vitale, car il s’agit d’un décollement séreux de la macula qui évolue en général sur plusieurs semaines. En revanche, une baisse de vision récente, des déformations (métamorphopsies) ou une gêne qui s’aggrave justifient une consultation rapide pour confirmer le diagnostic à l’OCT et éliminer d’autres causes (notamment une néovascularisation associée).

Quels sont les symptômes typiques d’une choriorétinite séreuse centrale ?

Les symptômes les plus fréquents sont une vision floue centrale sur un oeil, des lignes ondulées (métamorphopsies), une impression qu’un mot “manque” au centre, des micropsies (les objets semblent plus petits) et parfois une perception des couleurs légèrement différente entre les deux yeux. Beaucoup de patients décrivent une vision « comme à travers de l’eau ».

La choriorétinite séreuse centrale peut-elle guérir toute seule ?

Oui, dans de nombreux cas. La choriorétinite séreuse centrale aiguë se résout spontanément en quelques semaines à quelques mois : le liquide se résorbe, la macula se réapplique et la vision s’améliore. Il peut toutefois persister une petite différence de qualité d’image entre les deux yeux. En cas de persistance du liquide ou de récidives, on parle de forme chronique ou récidivante, qui nécessite une prise en charge plus ciblée.

Quel est le rôle des corticoïdes dans la choriorétinite séreuse centrale ?

Les corticoïdes sont un facteur de risque bien identifié de choriorétinite séreuse centrale, quelle que soit leur forme : comprimés, inhalateurs, sprays nasaux, crèmes/pommades, injections. Ils peuvent favoriser la survenue d’un épisode ou entretenir une forme chronique. Si une choriorétinite séreuse centrale est diagnostiquée, il faut signaler toute prise de corticoïdes et discuter, avec le médecin prescripteur, d’une réduction ou d’un arrêt lorsque cela est possible et médicalement acceptable.

Pourquoi l’OCT est-il l’examen clé dans la choriorétinite séreuse centrale ?

L’OCT maculaire permet de visualiser directement le liquide sous-rétinien, de mesurer l’importance du décollement séreux et de suivre son évolution dans le temps. Il aide aussi à repérer des signes orientant vers une forme plus chronique (altérations de l’épithélium pigmentaire, anomalies plus diffuses) et à rechercher une complication comme une néovascularisation choroïdienne lorsque la situation est atypique ou persistante.

À quoi servent l’angiographie à la fluorescéine et l’angiographie au vert d’indocyanine ?

L’angiographie peut être utile pour localiser une fuite, analyser la choroïde et confirmer le contexte de pachychoroïde. L’angiographie au vert d’indocyanine met souvent en évidence des zones d’hyperperméabilité choroïdienne, ce qui aide à orienter le traitement, notamment lorsqu’une photothérapie dynamique (PDT) est envisagée. Selon les cas, une angiographie à la fluorescéine peut aussi être proposée pour préciser le mécanisme et éliminer d’autres diagnostics.

Quand propose-t-on un traitement plutôt qu’une simple surveillance ?

Une surveillance est souvent proposée lors d’un premier épisode récent avec une acuité visuelle correcte, car la résorption spontanée est fréquente. Un traitement est discuté si le liquide persiste, si la forme devient chronique, si la gêne est importante, si l’épisode récidive, ou si l’imagerie suggère une menace durable sur la macula (altérations de l’épithélium pigmentaire, atteinte plus diffuse).

Quels sont les traitements possibles de la choriorétinite séreuse centrale ?

Les options dépendent du profil (aigu, chronique) et des résultats de l’imagerie. On peut proposer une surveillance et des mesures générales (gestion du stress, optimisation du sommeil, arrêt des corticoïdes si possible). Dans les formes plus gênantes ou persistantes, un laser focal doux peut être discuté si la fuite est bien identifiée et située à distance du centre maculaire. La photothérapie dynamique (PDT) à dose réduite est une option fréquente dans les formes chroniques liées à une hyperperméabilité choroïdienne. En cas de néovaisseaux associés, des injections intravitréennes d’anti-VEGF peuvent être indiquées.

Y a-t-il un risque de récidive ?

Oui, la choriorétinite séreuse centrale peut récidiver, parfois sur le même oeil, parfois sur l’autre. Le risque est plus élevé en cas de maintien des facteurs favorisants (stress important, troubles du sommeil, corticoïdes). C’est pourquoi un suivi par OCT, une auto-surveillance (lecture, grille d’Amsler) et la gestion des facteurs de risque sont importants, même après une amélioration.

Quand faut-il reconsulter rapidement en cas de choriorétinite séreuse centrale ?

Il faut reconsulter en cas de nouvelle baisse de vision, d’aggravation des déformations, d’apparition d’une tache centrale plus marquée, ou si les symptômes surviennent sous corticoïdes. Une dégradation rapide peut traduire une récidive, une persistance du liquide, ou plus rarement une complication (néovascularisation), ce qui justifie un contrôle sans tarder.

Quand consulter le Dr Julien Gozlan ?

Vous pouvez demander un avis spécialisé si vous remarquez une vision floue centrale, des lignes qui ondulent, une différence de vision entre les deux yeux ou si un autre médecin a évoqué une choriorétinite séreuse centrale. Les patients stressés, sous corticoïdes ou déjà suivis pour une atteinte de la macula doivent être particulièrement vigilants.

Le Dr Julien Gozlan, ophtalmologue à Paris 16, réalise un bilan complet (examen clinique, OCT, imagerie rétinienne) et propose une stratégie personnalisée : simple surveillance, mesures générales, ou traitement ciblé si nécessaire.

📍 Consultation au Cabinet Ophtalmologique Paris - Auteuil

Le Dr Julien Gozlan vous reçoit au Cabinet Ophtalmologique Paris - Auteuil pour le diagnostic, le suivi et le traitement de la choriorétinite séreuse centrale (CRSC) et des autres maladies de la macula.

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