Cataracte Par Dr Julien Gozlan · 21/11/2025
implants de cataracte monofocal ou multifocal

Les implants de cataracte

Dr Julien Gozlan
Dr Julien Gozlan
Chirurgien Ophtalmologiste · Spécialiste Cataracte & Rétine · Paris 16

Lors d’une chirurgie de la cataracte, un implant intraoculaire remplace le cristallin opacifié. Les implants de cataracte sont comme de très fines lentilles, calculées sur mesure pour corriger votre vision. Le Dr Julien Gozlan vous explique simplement les différents types d’implants, leur choix, le déroulement et les résultats attendus.

Qu’est-ce que les implants de cataracte ?

Les implants de cataracte (ou LIO, “lentilles intraoculaires”) sont posés à la place du cristallin retiré pendant l’opération. Leur puissance est définie grâce à des mesures préopératoires (biométrie oculaire) afin d’offrir la meilleure précision visuelle possible, souvent avec moins de correction en lunettes.

Types d’implants de cataracte

Selon le projet visuel, la chirurgie peut aussi être l’occasion d’une correction de la presbytie complète, en visant un équilibre entre vision de loin, intermédiaire et de près.

Implants de cataracte : comment choisir ?

Le choix des implants de cataracte est personnalisé. Il dépend de votre œil (astigmatisme, cornée, sécheresse), de vos activités (écran, conduite nocturne, lecture prolongée), et de vos attentes (autonomie lunettes vs confort visuel maximal). Une discussion préopératoire précise permet de sélectionner la meilleure stratégie, parfois différente pour chaque œil.

En présence d’un astigmatisme significatif, un implant torique améliore la netteté. Pour les patients très lecteurs ou désireux d’indépendance lunettes, un implant multifocal ou EDOF peut être envisagé après évaluation soigneuse. Lorsque la macula est fragilisée (par exemple en cas de DMLA ou d’autre pathologie rétinienne), on privilégie souvent des implants monofocaux.

Déroulement de la chirurgie et calcul de l’implant

La chirurgie est courte et indolore (anesthésie locale la plupart du temps). Le cristallin opacifié est fragmenté puis aspiré, et l’implant est placé dans le sac cristallinien. Le calcul des implants de cataracte s’appuie sur la biométrie et parfois une topographie cornéenne pour affiner le résultat, notamment en cas d’astigmatisme. Un contrôle de la macula par OCT maculaire aide également à adapter la stratégie en fonction de l’état de la rétine centrale.

Implants de cataracte : résultats, récupération et lunettes

La vision s’éclaircit en quelques jours, parfois plus rapidement. Avec un implant monofocal, on cible souvent une vision de loin nette ; des lunettes de près sont alors utiles. Avec un implant multifocal ou EDOF, l’autonomie lunettes est généralement plus importante, surtout pour la vie quotidienne et l’ordinateur.

Une première visite de contrôle a lieu rapidement (J1 ou J7 selon le cas), puis une évaluation est réalisée après stabilisation. L’ordonnance de lunettes définitive est envisagée vers 3–4 semaines, lorsque la cicatrisation et la réfraction se fixent. Une courte adaptation neuro-visuelle est normale avec les implants avancés : le cerveau apprend à exploiter plusieurs focales. Une sécheresse oculaire transitoire peut brouiller la vision ; des larmes artificielles améliorent nettement le confort.

Effets secondaires possibles et sécurité

Les implants de cataracte sont sûrs et éprouvés. Des halos ou éblouissements nocturnes peuvent survenir avec les implants avancés (multifocaux/EDOF), s’atténuant souvent avec le temps. Une “capsulose secondaire” (opacification capsulaire) peut apparaître des mois ou années après la chirurgie ; elle se traite en consultation en quelques minutes au laser YAG.

FAQ : questions fréquentes sur les implants de cataracte

Peut-on choisir des implants différents entre les deux yeux ?

Oui, dans certaines situations il est pertinent de combiner des profils d’implants différents entre les deux yeux : par exemple un implant torique d’un côté (pour corriger l’astigmatisme) et un implant EDOF ou multifocal de l’autre (pour élargir la plage de vision). Ce choix se fait toujours après un calcul optique précis, une analyse de la rétine et une discussion détaillée sur vos habitudes (lecture, conduite de nuit, travail sur écran). L’objectif est de gagner en confort global sans créer de déséquilibre entre les deux yeux.

Que se passe-t-il si je conduis beaucoup la nuit ?

Pour les personnes qui conduisent souvent la nuit (trajets quotidiens, travail de nuit, longs déplacements), on privilégie en général des profils d’implants offrant un bon contraste et limitant au maximum les halos autour des phares. Selon votre cas, cela peut conduire à recommander plutôt un implant monofocal ou un implant EDOF soigneusement choisi, éventuellement associé à un léger port de lunettes pour certaines activités. Le but est de garder une vision nocturne stable et confortable, même si cela implique un compromis sur l’indépendance aux lunettes.

Les implants de cataracte durent-ils toute la vie ?

Oui. Les implants intraoculaires modernes sont conçus pour rester en place définitivement. Ils sont fabriqués dans des matériaux stables (acrylique, silicone spécifique…) qui ne se dégradent pas avec le temps. Ce n’est pas l’implant qui vieillit, mais éventuellement la capsule postérieure qui se trouble quelques années après l’intervention : on parle alors de “cataracte secondaire”, traitée simplement au laser YAG sans changer l’implant. Un changement d’implant reste exceptionnel et réservé à des cas très particuliers.

Sent-on la présence de l’implant dans l’œil au quotidien ?

Non. Une fois la cicatrisation terminée, vous ne ressentez pas l’implant dans votre œil. Il ne bouge pas lorsque vous clignez ni lorsque vous dormez sur le côté. Les sensations de gêne, de grain de sable ou de corps étranger sont liées à la surface de l’œil (sécheresse, conjonctive, cornée) et non à l’implant lui-même. Dans la vie de tous les jours, vous avez simplement l’impression de “voir autrement”, sans percevoir physiquement la lentille.

Peut-on encore porter des lunettes après la pose d’un implant ?

Oui, et c’est même très fréquent. Selon le type d’implant choisi et le projet visuel discuté avant l’opération, des lunettes peuvent rester utiles pour certaines distances : lecture fine, travail prolongé sur écran, conduite nocturne, etc. La chirurgie ne vise pas toujours à supprimer totalement les lunettes, mais à améliorer nettement la vision dans les situations qui comptent le plus pour vous (loisirs, travail, autonomie quotidienne). Une légère correction complémentaire n’est pas un échec, mais un ajustement de confort.

L’implant peut-il se décentrer ou se déplacer avec le temps ?

Dans la grande majorité des cas, l’implant reste parfaitement stable dans le sac cristallinien. De rares situations (fragilité des zonules, traumatisme oculaire, pathologie associée) peuvent entraîner un décentrage ou une bascule de la lentille. Cela se manifeste parfois par une baisse de qualité visuelle ou des halos inhabituels. Une surveillance régulière permet de détecter ce type de problème et, si nécessaire, de proposer un geste de recentrage ou de changement d’implant dans des cas très sélectionnés.

Les implants de cataracte sont-ils compatibles avec les examens type IRM ?

Oui. Les implants intraoculaires utilisés en pratique courante sont compatibles avec les examens d’imagerie (IRM, scanner, radiographies). Ils ne contiennent pas de pièces métalliques susceptibles de bouger ou de chauffer. Il est néanmoins utile de signaler systématiquement que vous avez été opéré de la cataracte, afin que le radiologue dispose d’un historique médical complet et adapte l’interprétation des images si besoin.

📍 Consultation au Cabinet Ophtalmologique Paris - Auteuil

Le Dr Julien Gozlan vous accompagne dans le choix des implants de cataracte (monofocal, torique, EDOF, multifocal) en fonction de vos yeux, de vos activités et de vos attentes visuelles.

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